Pourquoi les imprimés des années 50 nous plaisent encore
Fleurettes, pois, petits carreaux : soixante-dix ans plus tard, ces motifs n'ont pas pris une ride. Quelques raisons, qui tiennent autant à l'œil qu'à l'époque.
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Après des années de restrictions, les cotonnades des années 50 éclatent littéralement de motifs. Mais elles gardent quelque chose de mesuré, que les imprimés d’aujourd’hui ont souvent perdu.
Des motifs à l’échelle de la main
Regardez une cotonnade de 1955 : les fleurettes font rarement plus de deux ou trois centimètres. Cette petite échelle permet de tailler n’importe où dans le tissu sans casser le dessin — un avantage considérable quand on coud chez soi, et quand chaque coupon coûte cher.
Des couleurs rabattues
Le rouge n’est jamais vif : il tire sur la brique ou sur le bordeaux. Le vert passe par le sauge. Le rose s’assourdit. Les teintures de l’époque l’imposaient, mais le résultat se marie avec tout — c’est précisément pour cela que ces tissus vieillissent si bien.
Du blanc, toujours
Presque tous ces imprimés laissent respirer un fond clair. C’est ce qui les empêche d’être écrasants, et ce qui les distingue des imprimés saturés des décennies suivantes.
Voilà, je crois, tout le secret : de petits motifs, des couleurs douces, et de l’air entre les deux.