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Âmes & TisséesAtelier de couture & créations

L’histoire

Le carnet de l’atelier

Quelques pages sur ce qui m’a menée jusqu’ici, et sur la façon dont je travaille aujourd’hui.
Portrait de l’artisane penchée sur son ouvrage.
Un après-midi d’ouvrage

Je n’ai pas appris la couture dans une école. Je l’ai apprise dans une cuisine, à côté d’une femme qui reprisait des chaussettes en écoutant la radio, et qui trouvait absurde de remplacer ce que l’on pouvait réparer.

De cette époque, j’ai gardé deux choses. D’abord une certaine lenteur : je ne sais pas coudre vite, et j’ai cessé d’essayer. Ensuite un attachement aux matières — le lin qui s’assouplit avec les lavages, le coton épais qui tient sa forme, la nacre qui reste froide au creux de la main.

Pourquoi les années 50

Ce n’est pas de la nostalgie de décoration. C’est une question de justesse. Les cotonnades de cette époque ont de petits motifs, à l’échelle de la main, et des couleurs rabattues qui ne fatiguent pas l’œil. On coupait dedans sans gâcher, on assortissait sans effort. Soixante-dix ans plus tard, ces tissus se marient encore avec tout.

J’ai repris cette logique : de petits motifs, des teintes douces, des finitions faites pour durer plutôt que pour impressionner.

Comment je travaille

Chaque pièce est dessinée, coupée et cousue ici, à l’atelier. Je travaille par petites séries de trois ou quatre exemplaires, parfois à l’unité quand le coupon de tissu ne permet pas davantage. Les coutures sont faites pour être vues de l’envers sans rougir : coutures anglaises, ourlets rabattus, boutons cousus à la main.

Il m’arrive de reprendre une pièce trois fois avant qu’elle me convienne. C’est le seul luxe que permet le travail à petite échelle, et je n’y renoncerai pas.

Un objet fabriqué lentement se garde longtemps. C’est la seule chose dont je sois vraiment certaine.

Transmettre, surtout

Les ateliers sont venus après, presque par accident : une amie voulait apprendre, puis une autre. Aujourd’hui c’est la part du travail que je préfère. Il n’y a ni niveau, ni rythme imposé. Certaines viennent apprendre un point précis, d’autres simplement coudre en compagnie.

Si vous hésitez à pousser la porte : c’est justement pour vous que ces rendez-vous existent.

Le fil du temps

Quatre étapes

  1. Au commencement

    La boîte en fer-blanc

    Une boîte à biscuits pleine de boutons dépareillés, chez ma grand-mère. C’est là que j’ai appris à enfiler une aiguille, à faire un ourlet, et surtout à ne rien jeter.

  2. Les années d’apprentissage

    Apprendre en défaisant

    J’ai longtemps cousu seule, en découpant de vieux vêtements pour comprendre comment ils étaient montés. On apprend beaucoup plus en défaisant qu’en suivant un patron.

  3. Depuis 2019

    L’atelier Âmes & Tissées

    L’atelier est né du besoin de partager : d’abord quelques pièces vendues à des amies, puis une boutique, puis des ateliers où l’on se retrouve pour coudre ensemble.

  4. Aujourd’hui

    Transmettre

    Ce qui me tient le plus à cœur reste le moment où quelqu’un termine sa première pièce. C’est pour cela que les ateliers existent, et qu’ils resteront en petit comité.

L’atelier

Ce qu’il y a sur l’établi

Quelques détails de l’atelier, entre deux ouvrages.
Napperon de dentelle ancienne posé sur une nappe.
Dentelles chinées
Boutons anciens de nacre et de galalithe, éparpillés.
La boîte à boutons
Échantillons de tissus : vichy, rayures, pois et fleurettes.
Coupons du moment

Et maintenant ?

Vous pouvez parcourir les créations disponibles, venir coudre à un atelier, ou simplement m’écrire un mot.

Ou par courriel : bonjour@ames-et-tissees.fr